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dimanche 26 août 2012

Transports

Un de mes précédents articles vous racontait les trajets en 4x4...mais à vrai dire, j’ai utilisé à Madagascar un bon nombre de moyens de transports, dont voici quelques illustrations...



Le pousse-pousse...La culture malgache est un mélange d’Afrique et d’Asie : voici une partie des origines asiatiques. Certains auront du mal avec le fait d’être tiré par un homme, « Le pauvre ! »...Mais il s’agit tout simplement de son gagne-pain ! J’ai de plus été très surpris de constater qu’à la fin de ce trajet, le pousse-poussier (ou le pousse-pousseur, vous pouvez inventer le mot que vous voulez !) n’avait franchement pas l’air très fatigué...
La taille des pousse-pousses varie...ils sont très grands à Tuléar, beaucoup moins dans le reste de l’île.




Le train...Cécile, Adélaïde et moi-même avions très envie de prendre l’unique train de Madagascar encore en service : celui assurant la ligne Fianarantsoa-Manakara. Au programme, 17 arrêts, 12h de transport en passant au milieu de petits villages, de paysages splendides. Afin d’avoir un minimum de confort, nous avons pris la première classe...Un très bon souvenir !



La pirogue...Toujours dans un cadre touristique pour nous, afin de visiter le canal des pangalanes (à l’est de Madagascar), l’île de Nosy Ve (près de Tuléar), nous avons utilisé des pirogues de différents types. La pirogue reste pour les Malgaches l’outil principal pour aller à la pêche.


La vedette...Rien de très nouveau pour vous, vous connaissez sans doute ! C’est le moyen de transport que nous avons pris pour traverser la baie de Tuléar. Ici, pas de ponton...pour embarquer, nous avons donc dû prendre place à bord d’une charrette de zébu qui nous a emmenés à proximité de la vedette...sans nous mouiller les pieds !



Le taxi-brousse...je vous ai déjà narré mes premières péripéties en taxi-brousse il y a quelques mois de cela. Le taxi-brousse vous permet en tout cas d’être au cœur de Madagascar ! Suivant les chauffeurs, la route et le nombre de voyageurs, le trajet s’avère plus ou moins confortable ! Nous nous souviendrons probablement d’un certain Manakara-Antsirabe, trajet rythmé par les bruits et les odeurs peu agréables de la moitié des voyageurs régurgitant tout leur repas dans des sacs plastiques...Lors des arrêts, nous sommes généralement assaillis de petits vendeurs à la sauvette proposant cuisses de poulet, beignets et fruits divers...

L’avion...Le moyen qui me permettra d’ici peu de rentrer en France...Peu d’intérêt à la vidéo, hormis le paysage de Diégo si certains sont intéressés ! Vous pouvez apercevoir les marais salants, puis la petite île de Nosy Longo que j’avais en face de chez moi toute cette année...

Le taxi...Pas de photo intérieure, seulement extèrieure ! Les prix varient d’une ville à l’autre en fonction du fonctionnement adopté...A Diégo, une course coûte 1000 Ar, mais le chauffeur pourra prendre plusieurs passagers au fur et à mesure du trajet, les déposant chacun leur tour. Dans la plupart des villes, la course est autour de 3000 Ar (fonction de la distance également), mais vous aurez le taxi pour vous seul ! A Tana, les prix s’envolent jusqu’à 10000 Ar, pour parfois atteindre 40000 Ar si vous allez à l’aéroport...(si vous y allez, cela suppose que vous avez de l’argent...d’où le prix !). Bien entendu, il faut négocier...


Le taxi-moto...Même principe que le taxi...mais un peu moins cher ! (en tout cas à Diégo) Une course = 500 Ar.

La moto...Pas de photo intérieure ni extérieure, je n’ai pris la moto qu’une fois en tant que passager !







Pour le reste, bonne route...et à très vite !

samedi 4 février 2012

Au foyer, et plus généralement à Madagascar, cohabitent de nombreuses espèces animales que je n'avais jusqu'à présent jamais côtoyées...En voici quelques spécimens.

Les serpents...Il n'est pas rare d'en croiser dans la cour à la tombée de la nuit. Ils sont inoffensifs et généralement pas très gros. La semaine dernière, nous avons eu l'occasion d'en capturer un...vous pourrez constater par vous-mêmes que sa taille est assez conséquente ! Ma grande fierté est de l'avoir pris entre mes mains (moi qui n'ose pas prendre une poule dans mes mains...faudra que je m'y mette un jour !) et mis autour du cou, quand certains de mes jeunes n'ont pas osé !
 

Les tortues...Dans cette vidéo, vous aurez le loisir d'apercevoir une tortue de mer, capturée par des pêcheurs venus nous la vendre. Jolie couleur n'est-ce pas ? A vrai dire, elle sera le déjeuner des prêtres de la paroisse. Pour en avoir mangé il y a quelques mois, outre le fait qu'il est, me semble-t-il, interdit de la pêcher, sa viande est très bonne ! Celle-ci a profité d'un petit moment de répit pour aller piquer une tête dans le bassin du foyer.

Outre cette tortue de mer, qui au final ne sera pas restée très longtemps au foyer, deux autres tortues (de terre cette fois-ci) habitent ici.


 


Les grenouilles..."Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille". Cette chanson prend tout son sens ici ! Après les trois jours d'averse que nous avons eu ces derniers jours, les jeunes sont allés à la pêche à la grenouille pour leur faire leur fête...J'ai souhaité ici vous épargner la vidéo montrant la préparation de celles-ci (découpage, enlever la peau, le sang qui coule, etc...). Voici donc deux vidéos vous donnant quelques détails de cette pêche. Dire qu'il aura fallu que je sorte de France pour manger des cuisses de grenouille pour la première fois...

 



Voici Mira, le maki...nous pensons qu'elle est une femelle, sans en être trop persuadés ! Mira est arrivée il y a maintenant deux mois au foyer. Son frère l'accompagnait, mais un peu trop curieux, il est mort vraisemblablement après avoir mangé du poison à rat...Mira a eu par la suite un autre compagnon, un peu plus jeune qu'elle, mais il est également mort il y a une dizaine de jours.
Mira découvre donc progressivement la vie au foyer. Elle a établi son Quartier Général dans le bureau et la chambre de Gaby, mais commence à être assez à l'aise au sein du réfectoire ou encore au sein de ma chambre et de la salle télé. Lorsqu'elle se sent bien dans un lieu, Mira gambade, saute d'un endroit à un autre, s'y accroche par n'importe quelle patte et c'est toujours spectaculaire de voir son agilité.
Gaby et moi nous en occupons beaucoup, mais Mira commence à s'habituer aux différentes personnes du foyer, et on peut maintenant la voir régulièrement sur les épaules ou le bras des uns et des autres.
Les vidéos vous montrent ses capacités d'agilité, de déplacement, sa physionomie...la première est un peu longue, la deuxième l'est un peu moins...


Les caméléons...Plein d'espèces différentes que j'ai eu l'occasion de croiser dans mes quelques aventures touristiques, en voici quelques photos :
Vous pourrez donc voir en photo le caméléon à oreilles d'éléphant, le caméléon le plus petit au monde (voyez sa taille par rapport à la main) et d'autres dont je n'ai pas appris ou retenu le nom...







Pendant une promenade dans les alentours de Fianarantsoa, Loïc, Elise, Anne-Colombe et moi-même avons croisé une bestiole assez particulière...la voici en photo, si quelqu'un a une vague idée de l'espèce ?




Avant de clore cet article, je n'oublie pas les chiens du foyer (qui nous servent d'alarme la nuit si quelque chose d'anormal se produit), le coq, les poules et les six poussins nés récemment (à propos, petite devinette : Tu as six poussins, tu n'en veux que cinq, comment fais-tu ?), paf le moustique et ses compagnons (malheureusement abattus en plein vol lors de missions nocturnes), crac l'escargot (oups, pardon, j't'avais pas vu), les zébus ézéplusoif, les beau lézards verts, sans oublier blues le cafard qui vient me rendre visite en pleine nuit pour être réconforté...
Comme vous pouvez le constater, la faune malgache est très riche...c'est fun me direz-vous...sauf qu'on en oublie les quelques inconvénients...les chiens hurlant à la mort en pleine nuit pour répondre au coq qui a déréglé son horloge interne, les moustiques te narguant au coin de l'oreille...la palme d'or revenant au maki confondant très régulièrement mes épaules avec les toilettes...(que celui qui lit ceci ne se moque pas trop, je suis sûr qu'à ma place, il eut ri noir...)
Amis lecteurs, merci d'avoir pris le temps de me lire jusqu'au bout, et sur ces "bonnes" paroles, je vous souhaite une bonne journée !

P.S : Réponse à la devinette "Ben t'en pousse un !"



vendredi 30 décembre 2011

Entre stress, émerveillement et fatigue...

La raison pour laquelle mon blog est resté muet pendant deux semaines est que je suis parti passer les fêtes de Noël à Fianarantsoa dans le sud du pays en compagnie d'autres coopérants DCC.

Je vous propose donc dans l'article suivant, de suivre le périple dans lequel je me suis engagé afin d'aller les retrouver...

Vous le constaterez sur la carte, Antsiranana (Diego Suarez) et Fianarantsoa sont des villes relativement éloignées l'une de l'autre et j'ai donc été confronté au fait de devoir choisir mon moyen de transport :

- Première solution : l'avion. Moyen peu économique, mais certes rapide.
-Deuxième solution : le taxi brousse. Moyen peu rapide, mais certes économique.

Lorsque j'ai réalisé qu'il me fallait débourser 800.000 ariary (environ 300 euros ) pour un aller-retour Antsiranana-Antananarivo, c'est-à-dire l'équivalent de trois mois de salaire, j'ai rapidement opté pour le moyen le moins rapide...A défaut de gagner du temps dans les transports, j'en ai au moins gagné dans ma prise de décision !

Objectif donc : couvrir la distance Antsiranana-Antananarivo (1200 km) et Antananarivo-Fianarantsoa (400 km) le plus rapidement possible en roulant sur l'autoroute malgache, c'est-à-dire l'équivalent d'une nationale française très mal entretenue où les pointes de vitesse s'effectuent à 80 km/h, mais où la moyenne est de 50 km/h...Calculez vite, vous aurez un voyage qui s'effectue en 32h...dans la théorie...
Départ donc à 14h de Diego (toujours dans la théorie, le vrai départ lui, s'effectue 1h30 plus tard).

Mais passons un peu à ce qui fait de ce voyage une source d'émerveillement.
Lorsque l'on est bien placé dans le véhicule, c'est-à-dire à la fenêtre derrière le chauffeur, on a le triple avantage de pouvoir à la fois avoir de la place pour ses jambes, de pouvoir contrôler l'arrivée d'air à la fenêtre et d'admirer le paysage.

Et quel paysage...un paysage fait à la fois de vie et de beauté.

Durant les premières 24h (Antsiranana-Antananarivo), le soleil est haut dans le ciel, puis commence à se coucher, disparait complètement, se lève à 5h du matin, et recommence sa course dans le ciel...
Pendant ce temps, à la fenêtre, nous voyons le cycle de la vie se dérouler à Madagascar dans les différents villages que nous traversons...les personnes vendent leurs denrées au marché, au crépuscule, on les aperçoit se laver dans l'eau de la rivière, allumer leur feu à la tombée de la nuit, veiller jusqu'à 22h, et tout Madagascar s'endort jusqu'à 4h du matin...à 4h, il fait encore nuit, mais on remarque déjà les travailleurs pousser leur chariot pour se rendre à la ville vendre leurs sacs. A 5h, ils sont déjà présents devant leur étal à attendre qu'un client se présente ou pieds nus dans les rizières pour y planter le riz...
Les journées se suivent et se ressemblent pour la plupart des Malgaches...elle se résume à devoir gagner sa vie...

On aperçoit successivement le soleil se coucher sur les rizières, et puis se lever de nouveau, éclairant les villages. Sa chaleur s'immisce petit à petit, on passe de la fraicheur de la nuit à la chaleur de midi.

On assiste au passage de plusieurs troupeaux de zébus...certains se livrent combat au beau milieu de la route.
A côté de moi, se trouve un homme qui mâche du kat. Cette plante cultivée à Diego censée avoir les mêmes effets que le café, pour permettre aux travailleurs de rester le plus longtemps actifs...il mâche, mâche et mâche encore pendant trois heures. Sa joue gonfle si bien que je me demande si elle ne va pas finir par me toucher d'ici la fin du voyage.

Et puis, l'émerveillement fait place au stress...je viens de constater que mon téléphone portable n'avait plus de batterie, alors que nous ne sommes pas encore arrivés à Antananarivo...

Alors que le taxi-brousse entre dans Antananarivo, je constate toute la pauvreté de cette grande ville...
Le taxi brousse n'est pas encore totalement arrêté que déjà les rabatteurs de taxi frappe à ma vitre, ils ont repéré un blanc.
"Un taxi monsieur ?", "Vous allez où monsieur ?", "Donne de l'argent monsieur"...dix, quinze, vingt fois, il faut répondre toujours la même chose "non", "ça ne m'intéresse pas"...

Surveiller son sac, ses poches, scruter les alentours pour chercher un point de rendez-vous à donner, repousser encore et toujours les rabatteurs, attendre que ma valise soit détachée du coffre, m'extirper de la foule (si possible)...réaliser une nouvelle fois que mon portable n'a plus de batterie...ouf, il m'en reste suffisamment pour récupérer le numéro qui m'intéresse...

"Monsieur vous parlez français ? S'il vous plait, avez vous un portable orange ? Est il possible d'échanger nos cartes SIM, je dois absolument téléphoner à quelqu'un et je n'ai plus de batterie ? Merci !"...Sauvé...

Et puis, après le coup de fil, l'attente...interminable..."Mon interlocuteur m'a-t-il bien compris ? A-t-il bien compris le lieu de rendez-vous ? Ne va-t-il pas renoncer à me chercher ? Je n'ai plus aucun moyen de communication..."
Et puis la délivrance..."vazaha, quelqu'un te cherche là-bas"...soupir de soulagement...

Retour en mode émerveillement...
Je rencontre donc Roland...et Roland. L'un chauffeur, l'autre frère de celui qui m’emmènera à Fianarantsoa...En attendant de retrouver le véhicule qui me fera parcourir les 400 dernières kilomètres, Roland et Roland me font faire un peu le tour de la ville, me payent une bière, me posent des questions sur ce que je fais à Madagascar, je leur en pose sur leur métier (ils sont guides touristiques), leur famille...
Des rencontres toutes simples...à vrai dire, des amis d'amis d'amis (coopérants) d'amis coopérants...Bref, des rencontres qui font du bien, parce qu'elles rassurent, mettent en confiance, à un moment où j'en avais bien besoin...Ces gens m'ont également bien aidé pour le retour, m'ont fait rencontrer d'autres personnes, m'ont filé un sacré coup de main pour cette aventure. Christian, Roland et Roland pour l'aller, pour le retour Zara et Sarah qui attendent un enfant pour mars...de belles discussions, une belle entraide. Merci.

Je rejoins donc Christian (encore un !) et sa troupe scoute pour la deuxième partie du trajet...j'ai la chance d'avoir quelqu'un à mes côtés qui durant les premiers kilomètres m'explique les paysages malgaches...et puis, comme il est déjà 18h, la nuit tombe rapidement, le sommeil également. On passe en mode fatigue.
Les contrôles de police, gendarmerie et des militaires très nombreux (une trentaine sur tout le voyage) commencent à m'exaspérer...ils m'empêchent de rallier au plus vite ma destination...200 ariary par ci, 200 ariary par là, tous les moyens sont bons pour gagner un peu d'argent à travers la corruption...et puis, il est bien gentil de m'avoir expliqué les paysages malgaches, mais maintenant qu'il dort, mon voisin prend toute la place, et puis, j'ai la jambe toute ankylosée maintenant, j'arrive pas à dormir...encore une pause ? Mais on en a fait une il y a cinq heures !
Allez, plus que 150 km...calculons, il est 22h, on roule à peu près à 70 km/h, avec un peu de chance, on arrive à Fianarantsoa vers minuit, 1h pour compter large..
Bon, rectifions, il est 23h30, encore 100 km, allez, on espère 2h du matin ?


Arrivé à 3h, nouveau calcul...je viens de voyager pendant 36h30...j'ai retrouvé Loïc et Delphine avec joie, nous avons discuté pendant une heure. Couché à 4h, je me suis alors levé à...5h, prêt à attaquer pour une nouvelle journée !

mardi 18 octobre 2011


Voici Madagascar. Un pays magnifique, et à la fois plein de paradoxes dans ce que l'on voit.
Une petite séance photo pour vous partager ce que j'ai découvert sur la route qui mène au village de La Saline (appelée ainsi pour ses marais salants). Les photos ne sont pas bien grosses, mais j'espère que vous pourrez tout de même apercevoir ce que je vous décris.



 La photo ci-contre a été prise...en roulant ! Vous reconnaîtrez Gladisse au premier plan...et j'aurai peut-être l'occasion de vous présenter plus tard les deux filles d'une des ouvrières du foyer (quand je les connaîtrai un peu plus, je ne peux même pas vous dire pour l'instant leur prénom...). Vous le constatez, la ceinture n'est pas de rigueur ici. A vrai dire, elle n'est obligatoire que pour le conducteur...peut-être au fond la seule qui est encore en état de marche ! Les enfants sont à l'arrière du pick-up, cheveux au vent, assis sur le rebord du coffre...et on roule comme ceci le temps qu'il faut. Pour ce trajet, il s'agissait de 45 minutes, sur « route » ou chemin de terre...plein de trous.
Dans le cockpit (cette fois ci nous étions à l'arrêt !), Faridja, Daniel à droite, Miora sur les genoux de sa soeur Hasina en arrière plan.











Sur la route, nous passons près de rizières, mes premières depuis mon arrivée. 
Des gens s'y affairent avec leurs zébus. C'est leur quotidien. Comme beaucoup d'autres photos, celle-ci est penchée...prendre la photo en roulant, sans m'afficher devant eux et les prendre pour des bêtes curieuses, c'est pas facile...


Voici les marais salants de La Saline...Quand on s'y approche de plus près, voici ce que donne les cristaux de sel...Et non, je n'ai pas utilisé un microscope pour prendre la photo !
Vous pouvez peut-être éventuellement apercevoir les manguiers qui donnent les fameuses mangues de Diego...si vous avez de bons yeux, on aperçoit les mangues...(petits points oranges dans les arbres), mais j'avoue que la taille de la photo n'aide pas beaucoup...





 Je vous parlais de paradoxes, les voici. De loin on s'imagine mal, et de même, la photo a été prise en roulant et en étant le plus discret possible...mais elle ne représente pas l'odeur et la saleté dans lesquelles vivent ces gens au quotidien. Ce sont des chiffonniers...ils récupèrent les détritus, en brûlent d'autres et vivent dans des cabanes jonchées de détritus.
De même, voyez l'état très précaire des maisons...Gaby m'a dit : "c'est pauvre c'est sûr, mais contrairement aux européens, la maison n'est pas un lieu de vie. Ici on vit en permanence dehors."...
Je regarde les gens s'affairer autour de leur cabane et une première réflexion me vient à l'esprit "J'ai l'impression que ces gens sont pauvres, je me demande comment ils peuvent être heureux là-dedans...j'ai beau dire que l'argent ne fait pas le bonheur, il est quand même important...". 
Une deuxième pensée fait son apparition "Mais c'est un luxe que je peux me payer, moi, Français, de me poser la question Suis-je heureux dans ce que je vis ou non ? Ici on n'a pas le temps d'y penser. On vit, un point c'est tout. Le bonheur et le malheur, ça n'existe pas, ou très peu. Ils connaissent probablement la valeur de la vie et où est l'essentiel."Il me tarde de rencontrer quelques unes de ces personnes.


Je finis cet article sur le sourire de Miora ("Miour") (qui n'est rien à côté du sourire qu'elle affiche dans la réalité, je pense que l'appareil photo la tétanisait un peu...)...Avec ses soeurs Beby (16 ans) et Hasina (15 ans), elle vient nous rendre régulièrement visite, notamment les week-ends et le mercredi après-midi...c'est-à-dire quand il n'y a pas cours !
J'ai été très étonné lorsqu'elle m'a dit qu'elle avait neuf ans...les Malgaches font tellement moins que leur âge ici ! Je lui en aurais donné six ! Ce qui est sûr, c'est que son rire et sa joie sont très communicatifs et qu'elle est très chatouilleuse !

lundi 26 septembre 2011

Détente

Comme je vous le disais, ici, c'est encore les vacances...alors je profite du temps libre pour découvrir un peu la région...

Diego est connu pour sa baie, ses plages de sable blanc...
Le temps d'un après-midi, nous emmenons quelques enfants avec nous faire trempette à 23 kilomètres de là, sur une plage quasiment déserte.



Quelques parties de foot, sur fond de soleil extrêmement bas dans le ciel, il ne manque que la musique en fond sonore...
Les enfants s'amusent, des dames passent, bébé sur le dos, pour essayer de nous vendre (de me vendre, à moi le vazaha qu'on voit à 100 lieues à la ronde) leurs gateaux ou autre lotion de massage.
Les jeunes se couvrent de sable et se transforment également en vazaha...pour moi, ça change rien...sauf à trouver une mer de chocolat fondue (dans laquelle je ne voudrais pas boire la tasse, moi qui n'aime pas le chocolat...), je ne changerai pas de couleur de peau !

L'eau est bonne, à bonne température...du moins, pour moi ! Les jeunes sortent de l'eau en clamant haut et fort « elle est froide ! ».. !
  • Elle est froide pour vous là ?
  • Ah ben oui hein, quand on sort de l'eau, on a froid
  • Ben oui, c'est normal non ? Avec le vent il fait froid non ? Mais elle est plutôt bonne sinon non ?
  • Ben...non, dans quelques mois elle sera à 35 dégrés tu sais...
  • Ah...ok...maintenant que tu le dis, c'est vrai que moi aussi j'avais froid...

Je réapprends que la mer a un goût salé (vu que j'habite plus en normandie, j'étais habitué à la mer au goût d'eau de javel), j'apprends à faire la planche (hé non, je savais pas faire...)...évidemment, les jeunes ne manquent pas de me faire remarquer « t'as oublié d'enlever tes lunettes ! »...ben non hein, déjà que vous êtes tous noirs et que j'ai du mal à vous différencier, alors si j'enlève mes lunettes...

Et puis, nous repartons à 14 personnes dans le pick-up pour 23 kilomètres...passons devant la montagne des français, avec de belles maisons, au passage, prenons en stop deux marcheurs sur la route...jusqu'à nous faire contrôler par les militaires...
Ils nous font poiroter pendant cinq bonnes minutes, s'assurant que tous les papiers sont en règle surtout afin de ne pas louper une occasion de nous faire payer quelques ariarys de corruption...raté, nous étions en règle (même avec 10 personnes dans l'arrière du pick-up...)...contrôlent un autre vazaha, qui ni une ni deux, ouvre son portefeuille...


La rentrée approche, pour ainsi dire, elle aura lieu vendredi...et c'est tant mieux pour moi, après deux semaines de bonne découverte et d'acclimatation, il me tarde de commencer à faire ce pour quoi je suis venu ! Les articles seront donc moins nombreux...

samedi 17 septembre 2011

Un peu de tourisme ?

Voici la suite de mon environnement...
Bien qu'il me faille à présent m'habituer aux douches froides (un bon vieux retour aux racines scoutes ne fait jamais de mal...), vous pourrez constater que le paysage est assez splendide ! Il s'agit du paysage que je verrai chaque matin en me réveillant...
Ici, les gens vivent avec le soleil, levé tôt le matin, tout le monde est couché à 20h. Ma surprise a en effet été grande lorsque j'ai constaté qu'il faisait nuit noir à 18h30...bien que le temps soit magnifique à longueur de journée ! Et oui...j'ai réalisé qu'ici, c'était l'hiver...!
La température est assez haute, mais comme vous avez pu le constater, le vent est assez présent, ce qui nous permet d'être régulièrement rafraîchis.